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POÈMES : POUR T'ÉCOUTER ENCORE...G.Bloncourt

Publié par bloncourt

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Gérald Bloncourt

 

POUR T’ECOUTER ENCORE

 

 

Elle était...

Elle était si belle

si frêle

si douce

si jolie

Elle était mousse

feuille d'automne

bourgeons de printemps

Elle était cannelle

poivre

sel

et sucre

Elle était courbe

ligne

grâce

Ses yeux était lacs

Sa taille était musique

Elle était vol d'hirondelle

ailes de papillon

goutte de rosée

Elle a passée dans ma rue

et elle a disparu...

Elle a repassé dans dans ma tête...

depuis je l'ai revue...

Paris- Juin 1983

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L'automne a répandu

ses feuilles d'or

Et la pluie des mots

tombe sur ta solitude

La rue est vide de tendresse

et tu t'en vas le long des murs

Tes pas à petites caresses

glissent sur le trottoir

et ton regard à demi-nu

frisonne au vent

de l'oubli

Tu vas dans ce jour, sans espoir...

Paris - 15 Août 1983

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J'ai lu

dans tes yeux

dans ta voix

dans la beauté de tes doigts

ce qui ne fait que murmurer

au fond de toi

J'ai lu

ton inquiétude

et ta confiance mêlée

J'ai lu

ce que tu ne dis pas

ce que tu ne te dis pas

ce que je ne savais pas

ce que tu me caches

ce que tu te caches

ce que tu n'a pas voulu

lire avec moi

J'ai lu entre les lignes

de notre émoi

Je voulais déchiffrer

le code

de tes secrets désirs

Je voulais résoudre

l'équation

de toutes tes déchirures

Je voulais percer

l'énigme de ta solitude

Mais tu as soufflé sur la lampe

et je me suis retrouvé

dans le noir...

Paris- Août 1983

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Ouvre un peu la fenêtre...

J'ai toujours su

que la terre était ronde

et courbe de ta peau

J'ai toujours su

ton blé humide

et ton odeur de foin

Mais je ne savais pas

la galaxie de ton ventre

et ta voix d'écorce rose

Je sais désormais

que tout jaillira

comme un coquillage

de ton océan

Nous serons au mois d'août

dans le plus bel été du monde

J'ai toujours su te joindre

dans les lits de torrents

Il est des temps de rêve

des temps de pluie

et de saison

Il est des temps passés

des temps présents

des temps futurs

Il est un temps nouveau

celui de fête

et de baisers

La lumière est honnête

ouvre un peu la fenêtre...

1984

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Un peu d'histoire

sans parole

sans parler de

Napoléon

de Jeanne d'Arc

d'Al-Capone

ou de Poitiers

Un peu d'histoire

gaie

de dates heureuses

comme celle du jour

où je t'ai rencontrée

1984

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Il faisait beau

le gravier crissait

sous tes pas

Le bruit d'un avion

comme un tremblement

de lèvres

a passé sur nos têtes

La vie carillonnait

à toute volée

Tu es entrée

dans ma maison

1984

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Pour vous

j'ai bouclé

mon tour du monde

Pour vous

ce soir

la lune est pleine

J'ai bu

à la coupe

de la nuit

Pour vous

j'ai touché

l'espace

les étoiles

notre rêve

et nos destins.

1984

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Pas un bruit

dans la maison

La nuit viendra

attends

Le dernier soleil

posera comme chaque fois

sur la table

les feuilles-ombres

de l'arbre du jardin

Au loin

passe l'étranger

en voiture

L'heure viendra

de se glisser

sur les villes

L'heure est venue

de ne plus mesurer

le temps...

1984

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Je t'ai inventé

ce matin là

au soleil naissant

Il faisait lune

et doux

Les tambours dormaient

et Port-au-Prince frissonnait

Un requin

glissait

dans la rade

La Gonave

s'allongeait

sur les flots

Je t'avais fait céleste

et brillante d'étoiles

Je t'avais faite palme

et zéphir à la fois

Je t'ai inventé

quoique tu puisses faire

et dire

quoique tu puisse rire

te fâcher

et pleurer

Je t'ai inventé

comme une histoire de fée

pour te retrouver...

1985

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