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Publié par bloncourt

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JOURNAL D'UN RÉVOLUTIONNAIRE

Le livre vu par Morgane Bloncourt


Cet hymne à l’espoir « des lendemains qui chantent » se lit d’une traite.
J’y ai retrouvé la chaleur moite de mes Antilles adorées, le froid pluvieux de mon Paris chéri, et la force de mon vieux papa, mon « héros au sourire si doux ».
Ce livre nous transporte en Haïti d’où on découvre les souvenirs de l’enfance. C’est à travers ces yeux d’enfant qu’on y comprend la dictature. Ainsi, les souvenirs les plus terribles sont évoqués de façon simple, sans pessimisme, et côtoient les images les plus joyeuses.
Pêle-mêle j’y ai retrouvé les narrations de mon enfance, cette tête fichée sur un pic brandi par la foule contestataire passant à la fenêtre, ce vieux Diogène battu à mort pour rendre la ville propre aux yeux des touristes yankee... mais j’y ai également retrouvé les Cric-Crac de mes contes d’enfants, mon maïs-moulin, les récits de guerre de mon grand-père, et ces liens avec la terre caraïbe tissés plus tardivement mais qu’y fait depuis mes 11 ans et fera pour le reste de ma vie partie intégrante de moi. Grace à eux et par ce livre j’ai voyagé, j’ai ressenti cette chaude humidité étouffante qui nous saisit en débarquant de Paris, j’ai caressé la tête crépue des mornes, je me suis cognée au soleil de plomb des chaudes après-midis, je me suis promenée dans les plantations de bananiers… Et de 1946 à 2014 j’y ai bien reconnu mes parisiens dont je fais partie, pressés et renfrognés, perdus dans leurs petites préoccupations individuelles.
Mais surtout par ce livre je me suis prise a rêver d’un monde meilleur, plus uni, plus juste, et si à 87 ans tu arrives à y croire encore, alors du haut de mes 23 ans je vais tenter moi aussi de vouloir le changer ce foutu monde et de dire « merde a l’espace ».

Morgane Bloncourt

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PRÉFACE DE DIALOGUE AU BOUT DES VAGUES

Jean-Claude CHARLES (Écrivain haïtien)

Gérald Bloncourt : DES  FLEURS SUR LES DECOMBRES

 

A la fin des années soixante, en Haïti, je ne connaissais pas l'existence de Gérald Bloncourt. Au début des années soixante dix, à Montréal, Québec, un ami, l'éditeur de mon deuxième livre, cette fiction atypique, Sainte dérive des cochons (Nouvelle Optique, 1977), m'a dit :  "Je vais te montrer le travail de quelqu'un que tu devrais absolument connaître, à Paris." Il m'a conduit devant une photographie accrochée à un mur de la maison, signée par Gérald Bloncourt. Cet homme, c'était Hérard Jadotte. Nous avions décidément des goûts communs.

 

Années quatre-vingts, je rencontre le photographe chez la première femme de l'écrivain Jacques Stephen Alexis, en compagnie de la fille de ce dernier, Florence Alexis. Il parle beaucoup de son itinéraire : en gros l'appareil-photo dans l'appareil du Parti Communiste Français, mais redoutable. Il est vif, drôle, précis — le genre d'être énergétique dont j'aime bien la présence. Je ne le revois pas.

 

Années quatre-vingt-dix. Il me semble avoir entendu parler de Gérald Bloncourt en tant qu'écrivain. La photographie cachait son écriture. Ou bien est-ce moi qui n'aurais pas fait assez attention ? On voyage, on regarde, on lit, et puis il y a quand même quelque chose d'important qui vous échappe. Comme les pièces d'un puzzle que vous ne cherchiez pas à rassembler étant ailleurs. Où ? Sur les même fronts. Les luttes. Contre. Pour. Le confrontement avec ce que Peter Handke appelle "le poids du monde".

 

Années. Années. Après années. Nous sommes en 2002, n'est-ce pas  ? Je découvre l'homme Gérald Bloncourt. Le photographe qui aura traversé un demi-siècle du mouvement social français. Le peintre — tiens, il peignait ? Yes my dear. Et pas n'importe quoi ? Que non ! Et il écrivait effectivement. Il n'est jamais trop tard pour les découvertes. Les choses arrivent quand elles doivent arriver.

 

De sorte que, devant les photos, à quelqu'un qui dit : "C'est du Doisneau ?" . Je réponds : " Non c'est du Bloncourt ! " Tout ça me paraît évident, à la lumière d'une part des deux cent mille clichés — oui vous avez bien lu — sortis des boîtiers de cet accumulateur de vies pris sur le vif. Les grands hommes comme ceux qu'une dernière entourloupe de langage fait appeler "la France d'en bas".

 

Quand à l'écrivain, vous tenez quelques-uns des textes dans vos mains. Ce sont les bonnes nouvelles de la création haïtienne. Je cherche à terminer sur une citation, et je me rends compte que chaque page m'en fournit une. C'est preuve d'une certaine densité. Une force métaphorique qui colle au meilleur de la poésie du vingtième siècle. Et que ce "dialogue au bout des vagues" ait lieu sur les décombres d'une longue dictature, fleurs écloses sur le fumier….

 

Jean-Claude Charles

 

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